30 novembre 2007

Démission des élus socialistes

Monsieur le Maire,

Chers Collègues,

  Ce n’est un secret pour personne, mais nous appartenons à une grande famille et ce, depuis notre entrée dans la vie politique. 

Le Parti socialiste est l’un des rares partis politiques doté de règles internes qui relèvent  de la démocratie totale.

  Les militants de notre section locale ont donc choisi en toute conscience, le candidat qui devra conduire la liste socialiste pour les prochaines élections municipales de mars 2008. 

Aussi, pour ne pas interférer dans la campagne, laisser toute sa place à notre candidat et ne pas doubler voire couvrir sa voix, nous avons donc pris une décision grave et solennelle, celle de démissionner du Conseil Municipal.

  Pour autant, toujours fidèles à nos idéaux de justice et à nos valeurs sociales nous restons présents et vigilants dans la vie levalloisienne et particulièrement à sa gestion municipale. D’ailleurs nous ne manquerons pas de le faire savoir le moment venu. 

Nous profitons de ce courrier pour renouveler nos remerciements à l’ensemble des différents secteurs de l’administration communale pour le travail qu’ils assurent tout au long de l’année au service des levalloisiens et pour l’ensemble des élus.

  Nous resterons bien sûr toujours disponibles chaque fois que nous serons sollicités par la population dans le respect des valeurs de la République.   

Recevez, Monsieur le Maire, chers collègues, nos salutations républicaines.

  Gérard SCHREPFER                                                         Elisabeth GOUREVITCH

25 septembre 2007

Compte-rendu de mandat

A quelques mois du renouvellement du conseil municipal, il nous a semblé naturel de vous fournir une synthèse la plus complète possible de nos actions au cours de ce mandat.

Nous restons bien sûr à votre disposition pour tout renseignement complémentaire sur un sujet précis.

 

Site à notre requête, le Conseil d’Etat ayant annulé les élections municipales initiales, nous siégeons dans un conseil municipal présidé par un député-maire élu sur une triangulaire et comptable de fait, dont chacun connaît l’arrogance, le mépris pour les autres et le clientélisme.

 

Notre groupe « Levallois Autrement » siège uniquement dans les quatre commissions légales – car le maire ne pouvait pas faire autrement :

- Commission des finances, des affaires générales et du personnel

- Commission de l’urbanisme, des travaux et de l’environnement

- Commission des affaires sociales, des affaires scolaires, de l’enfance et de la jeunesse

- Commission des sports, des loisirs et de la culture.

 

Nous n’allons pas vous faire l’injure de vous expliquer pourquoi nous ne votons pas le budget municipal, pourtant nous souhaitons revenir sur l’énorme endettement de la ville.

Le maire décide de lancer des travaux, d’organiser des manifestations en tout genre, et si les deniers municipaux ne peuvent pas suivre, il augmente les impôts et surtout : il emprunte.

 

Il emprunte donc beaucoup, en utilisant toutes les formes possibles, dont les « bons de trésorerie ». Le maire aime à rappeler que c’est un système auquel Mme Gourevitch a eu recours en 2000 dans ses fonctions de vice présidente de la Région en charge des finances et du budget. Mais il oublie un petit détail : pour un budget de 4 milliards d’euros et une population de près de 12 millions d’habitant, la Région Ile de France a emprunté 500 millions d’euros. La commune de Levallois-Perret, elle, emprunte 300 millions d’euros pour soixante mille habitants et un budget de 900 millions.

 

Le constat est donc que nous sommes la ville la plus endettée de la région. En 2001 , la  dette de la ville était de 160 millions d’euros. A la fin de l’année 2006 la dette à court et à long terme passe à 391 millions d’euros soit une hausse de 144%. Aussi conseil après conseil, nous proposons des solutions pour désendetter la ville ; apparemment peu importe pour notre maire, les générations futures assumeront.

 

Outre les emprunts, la ville sollicite dès qu’elle le peut des subventions auprès des collectivités territoriales comme le Conseil général et le Conseil régional. Lorsque les travaux sont réalisés avec des subventions régionales, la priorité d’Elisabeth Gourevitch – après l’assurance qu’elles sont bien utilisées dans l’intérêt de la population – est un devoir d’explication. Il est important d’expliquer inlassablement d’où viennent les fonds et qu’il n’y a pas d’ostracisme de la part de la Gauche lorsqu’il s’agit de service public.

 

Cette attitude se veut différente de celle d’une opposition systématique et dogmatique. Ces actions nous donnent l’image d’une Gauche ouverte et crédible qui aide et apporte des solutions à la population, qui sait gérer et proposer, même dans une commune où nous nous opposons frontalement au maire. «  L’expérience nous montre que les électeurs et en particulier ceux du Centre vont à la force, pas à la faiblesse ».

 

Et lorsque dans une tribune municipale nous comparons la gestion de la ville à celle d’une entreprise, en précisant que si une entreprise se trouvait dans une telle situation financière, elle se retrouverait rapidement en cessation de paiement. La réponse du maire est : « oui, et alors ? Les électeurs me font confiance, ils me réélisent ».

 

Nous pouvons au contraire témoigner que les levalloisiens nous prennent au sérieux, nous écrivent, considèrent que nous avons une analyse juste et nous apportent un soutien qui fait chaud au cœur.

 

Le maire considère les administrés comme des consommateurs disposant d’une « carte bleue » qu’il peut faire flamber sans limite et sans souci. Ce n’est pas la conception que nous avons de la gestion d’une collectivité.

Nous tenons à rappeler que pour faire respecter la loi, nous avons saisi en 2002 le Tribunal Administratif qui a annulé le budget municipal ainsi que les Comptes Administratifs qui ont suivi. Vous imaginez l’ambiance !

 

Dernièrement, nous avons saisi le Préfet des Hauts de Seine, pour l’annulation du Compte Administratif,  ce qui a déclenché l’exaspération du maire et des élus ordonnateurs de la ville.

 

Nous nous sommes vus exclure du Conseil d’administration du Comité des Œuvres Sociales et du Centre Communal d’Action Sociale. Le Tribunal Administratif que nous avons saisi n’a pas pu obliger le maire à nous y intégrer, mais celui-ci a été contraint de nous attribuer une tribune municipale et une permanence d’élus.

Toutefois en lien direct avec les syndicats, nous obtenons les renseignements qui nous permettent d’adopter les délibérations qui ont fait l’objet d’un vote unanime des syndicats lors de ces conseils.

Lorsque la première adjointe au maire a proposé d’alterner des tribunes institutionnelles dans le bulletin municipal, Elisabeth Gourevitch accepté en restant vigilante, tant sur les conseils des directeurs de cabinets du premier secrétaire national du Parti, que du Président du Conseil régional, à qui la relecture de la tribune était soumise. Pour des raisons de compte de campagne, nous avons préféré cesser cette parution.

 

Nous participons à l’ensemble des manifestations  qui nous permettent de rencontrer le personnel municipal. Deux fois par an, à l’occasion des vœux et des vacances, nous leur envoyons individuellement un message de solidarité et de remerciement pour leur travail. L’accueil dans les différents services est agréable et les marques de sympathie de plus en plus nombreuses.

 

Nous sommes également présents aux manifestations de départ à la retraite ou de médaillés du travail, communaux ou non. Cela nous permet de faire suivre ces cérémonies d’une lettre de félicitations nominatives. Nous avons ainsi constitué un fichier qui nous permet d’avoir des relais un peu partout, car les médaillés du travail sont issus des différents secteurs de la ville.

Nous participons à l’accueil des nouveaux citoyens français de la commune, avec qui nous gardons des contacts privilégiés.

Par ailleurs, nous célébrons des mariages, des baptêmes républicains.

Nous sommes régulièrement sur les marchés et pas seulement en période électorale. Et travaillons étroitement avec nos partenaires.

Les associations sportives ont régulièrement l’occasion de nous rencontrer, soit lors des manifestations sportives où je leur remets coupes et prix au nom de la Région, soit durant les forums.

Toutes reçoivent un courrier lors des vœux et en cas de succès mettant à l’honneur le club et les sportifs.

 

Les associations culturelles nous reçoivent chaleureusement à chaque rencontre, car elles savent bien que nous défendons une certaine idée de la culture, à l’opposé des « paillettes » municipales.

Nous essayons de suivre l’actualité des associations para-municipales bien que nous soyons exclus de leurs Conseils d’Administration. Nous consultons régulièrement leurs bilans comptables et rapports d’assemblée.

 

Nous participons à toutes les manifestations patriotiques des anciens combattants, à l’exception de celle de « l’appel du 18 Juin » conformément à la décision de notre section, et nous allons quotidiennement à la rencontre des commerçants, qui reçoivent bien entendu tous les ans un message individuel de bonne année.

 

Nous faisons également la rentrée scolaire lorsque cela est possible, car, pour cause de semaine de quatre jours, la rentrée se fait souvent tôt, en même temps que les universités d’élus et du Parti à La Rochelle.

 

Mais c’est surtout la tournée des kermesses des écoles, maternelles et primaires, en fin d’année scolaire qui nous procure beaucoup de plaisir, en même temps que des contacts directs et nombreux avec les parents et les enseignants. Les directrices et les équipes pédagogiques reçoivent une lettre de félicitations que cela soit sur l’organisation de la fête ou sur  les travaux que nous avons pu apprécier lors de nos visites.

Nous suivons également l’activité des centres de loisirs avec participation aux réceptions des familles au »Potager » et aux fêtes de la « Ruche ».

Il faut noter au passage que nous n’apparaissons qu’accidentellement dans les reportages photos d’InfoLevallois.

 

Quant aux collèges, qui relèvent du Conseil général et au lycée dont E. Gourevitch a la charge au Conseil régional, nos relations sont étroites tant avec les équipes pédagogiques en place, qu’avec les fédérations de parents d’élèves devant lesquelles  elle intervient lors de leurs différents congrès.

 

Pour la première fois le « Schéma des formations de la Région d’Ile-de-France » qu' E. Gourevitch a présenté au vote de l’Assemblée régionale en Juin dernier a fait appel aux collèges et aux départements afin de mieux cerner les besoins en formation et éviter de voir des jeunes en situation de décrochage du fait d’une mauvaise orientation.

 

Quant aux aides que nous pouvons apporter aux uns et aux autres – logements, papiers, place en crèche, regroupements familiaux, affectations scolaires, aides à la recherche d’emplois municipaux, elles relèvent de l’action individuelle et confidentielle au quotidien.

 

Concernant les délibérations sur le logement social, conformément à la décision de la section nous votons toutes ces délibérations à l’exception de celles qui précisent qu’il s’agit du P.E.R.L. qui est un système pervers, car les logements sociaux retombent dans le parc privé au bout de 15 ans. Nous considérons que l’on peut se permettre cette possibilité uniquement lorsque le parc HLM dépasse les 20% minimum dans une ville, ce qui n’est pas le cas chez nous.

 

Nous rappelons que nous ne siégeons pas à la commission d’attribution de logements. Las d'entendre E. Gourevitch demander ce droit en conseil municipal, le maire l’a fait inviter à une réunion de cette  commission, à laquelle elle s'est rendue, bien que prévenue très tardivement. elle a demandé à  consulter le règlement intérieur et elle a fait des propositions sur les priorités de classement des différents dossiers ; au vu des situations, cela me semblait plus judicieux, puisque, siégeant par ailleurs à la commission d’attribution de logements de l’OPDHLM, elle a l’expérience lui permettant de mieux appréhender la situation des demandeurs de logements. La réaction a été … de ne plus l’inviter. Nous l’avons fait savoir à la population dans une tribune municipale, ce qui lui a valu une réponse « peu aimable » de la part de l’adjointe en charge de ce secteur. 

 

Concernant les délibérations qui font intervenir la SEMARELP (société d’économie mixte de la ville), nous nous abstenons, ce qui est bien le moins puisque le maire a refusé que nous siégions au Conseil d’Administration de cette société, sur laquelle nous émettons les plus grandes réserves.

 

Concernant les trois  ZAC, nous nous abstenons ou votons contre les évolutions proposées :

 

a) Pour la ZAC  EIFFEL, si nous sommes tous d’accords pour dire que le centre est vétuste, nous n’avons pas la même vision que l’équipe municipale sur le devenir du centre et plus généralement sur l’ensemble de la ZAC. Nous en avons souvent parlé en réunion de section. Des recours ont été déposés et gagnés par Leclerc, ainsi que par d’anciens élus de la majorité municipale. Nous avons suivi ce dossier et dénoncé, en accord avec le propriétaire de Leclerc, les pratiques du maire.

Nous avons alerté le préfet des conséquences néfastes qu’aurait la mise en sens unique de la rue Victor Hugo sur la circulation dans la ville.

 

b) Pour la ZAC FRONT DE SEINE, nous sommes opposés à la construction de deux tours de 50 étages chacune.  Après de nombreuses visites de locaux vides,  nous avons démontré en conseil que le nombre de mètres carrés de bureaux vacants sur la ville était identique au nombre que les tours devaient accueillir (c'est-à-dire 100 000). Le maire ne l’a pas nié, mais a répondu que les entreprises voulaient se regrouper. E. Gourevitch a alors demandé ce que les mètres carrés vacants allaient devenir, et comme il n’y avait pas de réponse, elle a proposé qu’ils soient transformés en logements sociaux sur la ville. On peut imaginer le tollé qu'elle a pu soulever. Elle a donc expliqué que des villes, pourtant de droite dans le département, telles ISSY avaient déjà pratiqué ces transformations avec succès et sans grande dépense municipale puisque les subventions Etat et Région se complètent. La réponse a été bizarre : « ici on est à Levallois, et pas n’importe où ».

 

c) Quant à la ZAC COLLANGE, nous considérons que la rénovation de cet îlot n’est pas urgente et que trois rénovations des ZAC, menées de front, ne peuvent qu’apporter entre autre, difficultés de circulation et pollution supplémentaires. Ce que le maire nie, bien que cela figure dans ses propres documents.  

 

Sur ce problème précis des trois ZAC, nous avons saisi le Préfet, afin qu’il ne délivre aucune autorisation de réalisation.

 

Pour reprendre nos principales interventions, nous avons créé le blog « Levallois Autrement » que nous réactualisons régulièrement.

 

Nous pouvons également rappeler que nous restons attachés au nom de notre commune, puisque nous avons déféré le maire devant le Conseil d’Etat qui est allé dans notre sens. En plus de transformer l’âme de notre ville, tout changement est inutile voir  coûteux.

 

Voilà, rapidement  résumé, un travail de tous les instants au service de la ville, dans le respect de nos valeurs et pour la défense des habitants les plus modestes ; si on laissait faire le maire actuel, ceux-ci seraient encore plus rapidement exclus de la vie communale.

 

Il reste encore beaucoup à faire, et en premier lieu à libérer la ville de cette équipe municipale dépensière, antisociale, clientéliste. Donnons-nous en les moyens.

 

Elisabeth Gourévitch

Gérard Schrepfer                                                           

13 juillet 2007

Renforcement du Métro ligne 3

La Région Ile de France et son autorité organisatrice des transports, le STIF, offriront aux voyageurs de la ligne 3, à partir du 16 juillet 2007, 2 rames supplémentaires qui effectueront chaque jour 22 passages par sens.

 

Cette augmentation de près de 6% du service apporté aux usagers renforcera le trafic aux heures de pointe et en soirée.

 

Elle créera 10 nouveaux postes d’agent de conduite et coûtera en charge d’exploitation 920 000 €.

 

Pour un développement durable il faut accroître l’offre de transport en commun. Ceci est un premier pas dont bénéficieront quotidiennement de nombreux Levalloisiennes et Levalloisiens.

 

G.S.